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Historique

Au cours des années 1980 et 1990, l’Acadie de la Nouvelle-Écosse fut le théâtre
de maintes disputes sur la place que devait occuper le français à l’école. Ces
chicanes, extrêmement douloureuses par moments, débouchèrent sur des
changements plus ou moins favorables d’un point de vue pédagogique.

Une première réforme qui créa bien des remous fut l’arrivée de l’école
acadienne, à la suite de l’adoption du projet de loi 65 par l’Assemblée législative
en 1981. Consistant essentiellement en un programme français à l’élémentaire et
un programme moitié anglais moitié français au secondaire, l’école acadienne
donna lieu à tout un débat. Tandis que la discorde régnait dans certains villages,
il n’y avait pas de structure en place permettant aux parents des différentes
régions acadiennes de s’entraider. Même s’ils affrontaient des défis semblables,
peu de coopération se faisait entre les foyers-écoles. Bien qu’il soit vrai qu’à
l’échelle provinciale, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE) se
préoccupait de l’éducation, il n’en demeure pas moins qu’au niveau local, les
parents ne se sentaient pas suffisamment épaulés. Par comparaison, dans la
plupart des autres provinces, les parents francophones avaient leurs propres
associations, et en Nouvelle-Écosse, les anglophones bénéficiaient des services
de la Nova Scotia Federation of Home and School Associations.

Devant cet état de choses, quelque quarante représentants de foyers-écoles seréunirent en novembre 1983, à Pubnico-Ouest, où avaient lieu les assises de laCommission nationale des parents francophones (CNPF). C’est à cette occasion,ayant discuté entre eux et appris des expériences de leurs pairs, que les parentsacadiens de la province jetèrent les bases d’une organisation qui serait la leur. Ilsnommèrent alors un comité qui aurait pour tâche d’en élaborer les grandeslignes, puis de rallier les gens à leur cause. Cinq mois plus tard, en avril 1984, laFédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE) vit le jour lorsd’un congrès tenu à Halifax.

Dorénavant, ce groupement prêterait main-forte à quiconque revendiquerait,pour l’école de son village ou de sa ville, davantage de cours en français, ou enl’occurrence, le statut d’école acadienne. Cela dit, la mission de la FPANE ne selimiterait pas à l’obtention d’écoles.

Au dire de John O’Brien, son premier directeur administratif, la fédération devaitégalement « créer une meilleure ligne de communication entre les autorités scolaires etles parents », une saine coopération entre ces derniers étant absolumentessentielle à la formation des jeunes.